De l'auto-sabotage - Si vous vous dites que vous faites de l'auto-sabotage, c'est que vous n'avez pas compris

Comme souvent, quand un sujet de conversation revient plus de deux fois en quelques jours, c’est que les anges m’ont soufflé le sujet d’un post. Au cours d’une discussion, un ami me disait :” Tu ne trouves pas ça nul qu’on se sabote ? La vie est mal faite quand même !” Je lui ai répondu “Pas du tout, je trouve que la vie est très bien faite” Hier, pendant mon séminaire, le sujet était encore revenu. Ce matin, dans une vidéo de motivation, le formateur parlait d’auto-sabotage. C’est ce qui m’a guidé pour vous partager ma compréhension.

Le terme de sabotage, d’auto-sabotage suppose qu’il y a une partie en moi “le saboteur” qui prendrait un malin plaisir à me nuire, dont l’unique objectif serait de m’empêcher de réussir un projet, une relation, ou autre chose. C’est le diable qui me veut du mal. C’est l’obstacle qu’il faut détruire, le dragon qu’il faut tuer pour atteindre le bonheur.

C’est une analyse de causalité de type psycho-analytique :

“Je ne peux pas être heureux dans ma relation amoureuse”

***Parce que

“j’ai un fonctionnement pourri d’abandon ou de rejet qui fout la merde”

***Parce que

“mes parents m’ont maltraité en ne me donnant pas assez de ceci ou étaient trop comme cela”

C’est donc 2 étapes de causalité : le résultat causé par un comportement, le comportement causé par des événements.

La plupart d’entre vous n’ont pas connu la guerre, ont grandi dans une société confortable, une société de consommation qui autorise la quête de l’amour et du bonheur. J’ai vécu au Vietnam pendant la guerre. J’ai quitté ce pays en boat-people. Je sais que le plus important dans la vie, c’est la Vie. Et quand on prend ce recul, on voit les choses différemment.

On comprend pourquoi le traumatisme. Le traumatisme n’est plus la cause de mon malheur, mais c’est la conséquence d’un mécanisme de survie. J’ai un mécanisme qui me protège en général et de temps en temps ça fait mal, voire très mal. C’est un mécanisme qui a été affiné depuis des milliers de générations d’humains sur terre. C’est le top du top de ce qui se fait jusqu’à aujourd’hui. Le mieux qui existe pour moi jusqu’à aujourd’hui !

Préférer ne pas avoir mal, c’est ignorer les dangers. C’est comme se dire qu’on préfère ne plus jamais sentir la douleur d’un caillou qui pique sous le pied. Il y a deux solutions pour ne pas sentir cette douleur.

La première c’est d’enlever tous les cailloux de la terre : bon courage.

La deuxième c’est d’enlever la sensation dans le pied : bon courage pour marcher sans la proprioception.

Et le malin qui répond qu’il suffit d’éviter de marcher sur les cailloux, et oui ! Mais qui lui a appris qu’il ne fallait pas marcher sur les cailloux sinon la douleur quand on y marche dessus.

Bien sûr que notre sensibilité conduit de temps en temps à des traumatismes. Mais combien de fois elle nous a sauvés ? Combien de fois, on lui a dit merci ? Je crois en l’intelligence du corps, de l’esprit et de la vie. Le blocage n’est pas là pour nous nuire. C’est seulement la conséquence de notre mécanisme de survie, de nos stratégies de protection. C’est les conséquences de l’amour de la vie, de l’amour de nous-mêmes. C’est une porte vers plus de sagesse et plus de liberté.

Quelques fois, les stratégies que nous avons ne sont pas adaptées à une situation particulière. C’est ok. Prenons-en note et cherchons une nouvelle stratégie pour traiter la situation en question. Cela peut-être une thérapie, une spiritualité, une technique corporelle ou autre. Cela peut même être un super séminaire sur la sexualité avec un super animateur.

Il n’y a pas d’ennemi en nous. Il n’y a que des amis. Même si nous sommes le merveilleux résultat de millions d’années d’évolution aussi bien sur le plan physique que psychologique, nous pouvons encore progresser. La douleur n’est pas notre bourreau, c’est notre guide intérieur qui s’exprime à travers elle pour nous pousser vers plus de clarté et plus d’amour.

Je me méfie des formateurs qui utilisent les mots “auto-sabotage” ou équivalents. Je me méfie des enseignants, des conférenciers qui voient une partie de soi-même comme quelque chose à combattre, à dépasser et non quelque chose à aimer et à faire grandir.

Cela ne signifie absolument pas rester inactif. Mais au lieu d’essayer de ramasser tous les cailloux sur terre, au lieu d’entraîner mon pied à résister voire à dépasser la douleur, je lui donne de l’amour. Et l’amour peut prendre des formes très différentes. Par exemple, l’amour peut prendre la forme d’une chaussure ou d’une tongue. L’amour peut prendre la forme d’un désinfectant, d’un pansement voire des points de sutures.

Il n’y a pas à se battre contre soi-même. Il y a seulement à se donner plus d’amour à soi-même.

Quand vous utilisez le concept d’auto-sabotage : vous vous voyez comme l’ennemi de vous-même alors que vous êtes déjà votre meilleur ami et c’est simplement que la situation est le 1/100 des cas où l’expression de cette affection n’est pas adaptée. Un ami qui vous a fait du tort une fois et vous a sauvé 99 fois. Traitez-le avec l’affection, le respect qu’il mérite.

Dans la sexualité, si vous vivez vos blocages comme des ennemis à votre plaisir, à votre légèreté et à votre présence, vous rajoutez du chagrin à la difficulté. Vous surcharger la frustration avec de la colère. Cherchez simplement un moyen plus adapté pour exprimer l’amour et la liberté. Mon séminaire est un moyen parmi d’autres.

Ce que d’autres appellent auto-sabotage, je les vois comme des occasions précieuses de faire grandir la liberté, la clarté en moi. Je les accueillent comme un rappel pour me donner plus d’amour à moi-même. Je n’ai pas toujours la disponibilité et l’énergie pour le faire. Mais quand j’y arrive, je suis rempli de gratitude pour la vie.

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L’amant glouton vs l’amant gourmet (4)”

date: 2025-04-20 categories: [relations, sexualite] tags: [plaisir, presence, liberte, relations, evolution, sensibilite] durée_lecture: 1 min theme: Polarités masculin-féminin —

Si votre amant a au moins 2 de ces caractéristiques

  • Il est obsédé par l’orgasme

  • Il ne s’intéresse pas du tout à d’autres pratiques sexuelles

  • quand vous abordez le sujet, il est fuyant ou sur la défensive

  • Il vous accuse d’être trop exigeante, dominatrice, castratrice

Si vous avez au moins 3 de ces caractéristiques :

  • vous avez très peur d’être abandonnée ou rejetée

  • vous vous sentez tendue quand vous aborder le sujet

  • vous repensez à toutes les amants ou les fois où cela était frustrant

  • vous faites trop d’efforts pour le satisfaire jusqu’à peut-être en pleurer après

  • après le sexe, vous vous sentez vidée, triste ou en colère

Alors il serait une erreur de faire ceci

  • Lui expliquer pourquoi ça serait bien pour vous

  • Lui expliquer pourquoi ça serait bien pour lui

  • Aborder le sujet plusieurs fois

  • Lui faire des reproches de type “tu n’es pas assez …” ou “tu es trop …”