La sexualité sensible c’est être libre d’être

Après plusieurs séances de debrief sur ce que je proposais, sur ce qu’était exactement la sexualité sensible, il m’est apparu évident que la sexualité sensible c’est être libre d’être.

Tout ce que je veux exprimer de la sexualité sensible et partager est vraiment dans cette expression “être libre d’être”. Simplement. Pas besoin de concepts complexes, de traditions spirituelles, de théories sophistiquées. Pour moi, les choses sont simples et très simples.

Juste être là, libre d’être, avec des envies, des peurs, des émotions, des sensations.

Cela paraît tellement simple écrit comme ça mais tellement difficile quand il y a quelque chose qui apparaît en moi qui pourrait déranger ma partenaire. Cela peut être une émotion, une lassitude, une irritation, une envie, un désir pour une autre femme. Peu importe

Mais la société, la culture, les parents nous ont appris que cela n’était pas assez. Il faut toujours être plus, mieux, plus fort, se rapprocher d’une perfection physique, psychologique ou spirituelle. Être nous-mêmes ne suffit pas. Il faut que je sois mieux que ce que je suis. Mais par définition, je ne peux pas être mieux que ce que je suis puisque je suis ce que je suis. Dans ce cas comment faire ? La solution est trouvée : il faut paraître. Je ne peux pas être plus fort mais je vais faire semblant.

Semblant d’être tolérant, semblant d’être fidèle, semblant d’être pieux et saint, ou du moins je vais faire semblant d’être correct, acceptable pour l’autre.

Ma partenaire va répondre

Une des difficultés de l’esprit humain, c’est qu’il a tendance à se référer à ce qu’il connaît. En occident, dès que je parle d’une sexualité non mécanique, beaucoup me disent alors que c’est du Tantra. Non, ce n’est pas du Tantra ni du néo-tantra. Pas de Shiva, pas de Shakti, pas de pratiques de sexualité sacrée, pas de slow sex.