Les 4 dimensions de l'être 2

Tu l’as vu, j’ai vraiment ralenti le rythme des publications ces dernières semaines. C’est parce que je me suis replié dans mon cocon. Il y a eu beaucoup de remise en question, d’intégration sur la nouvelle forme de ma manière d’être au service de la sexualité sensible.

Il y a encore des choses à finaliser mais j’ai déjà les grandes lignes de la nouvelle vision que je vais proposer sur la sexualité, sur la personne et sur le couple. Et voici la première d’entre elles.

Jusqu’à la semaine dernière, j’avais adopté le modèle que l’humain avait 3 dimensions : le mental, l’émotion et le corps. Le sexe, la sexualité faisant parti du corps … parce qu’un sexe c’est un organe. Mais en fait, ce n’est pas parce que ça s’exprime par le corps que c’est le corps. Ce n’est pas parce que la pensée, dans l’état de nos connaissances, s’élaborent dans le cerveau que le mental fait partie du corps. Ce n’est pas parce que les émotions se manifestent par des ressentis physiques que les émotions font partie du corps.

Donc ce n’est pas parce que la sexualité s’exprime par le sexe organique que cela fait parti du corps.

En fait, la sexualité s’exprime dans le sexe (pénis/vulve/vagin) mais aussi par d’autres voies. Il y a une multitude expressions de la sexualité qui ne passent pas par le sexe : le baiser, la danse, le regard, le toucher, le chant, la poésie, la peinture. En réalité, souvent ce qu’on appelle sensualité, c’est la sexualité qui se manifeste en dehors du sexe.

Quelque chose d’unique que la sexualité par rapport au mental, émotions et corps, c’est que la sexualité est directement liée à la lignée. C’est l’énergie de la vie au sens biologique, au sens du vivant. La survie de l’espèce, qui de par de nombreux exemples, surpasse la survie de l’individu. Des mâles qui se mettent en danger de mort pour pouvoir procréer. Des oiseaux qui construisent des nids décorés. Des poissons qui dessinent des mandalas. Des mamans seiches qui meurent d’épuisement.

Des saumons quittent l’océan et remontent leur rivière natale pour s’accoupler.

Définitivement, l’énergie sexuelle, la pulsion sexuelle est d’une puissance énorme et peut s’exprimer de tellement de manières différentes.

Que l’on ait une relation sexuelle avec ou sans l’intention de procréer, l’élan est là. Que l’on ait des enfants ou pas, cette force qui pousse à contribuer pour le bien être des autres plus qu’à soi.

Notre société est assez tournée vers le bien-être individuel, beaucoup centrée sur le soi parce que nous en avons le luxe. Mais pour le vivant, pour la Vie, la toute première priorité c’est la survie de l’espèce, puis la survie de l’individu, puis seulement le bien-être de l’individu. La survie de l’espèce, c’est la pulsion de vie ultime, ce qui contribue de manière directe ou indirecte à la croissance de la famille, de la tribu, de la société.

Ce qui motive les personnes à prendre soin de leurs apparences, d’être belles ou beaux, d’être attirants, d’avoir une grosse voiture, de beaux bijoux c’est l’envie d’être désirables, l’envie d’être désirés.

Voilà tout ce qui se joue avec la sexualité. Ce n’est pas à l’intérieur du mental mais à travers du mental. Ce n’est pas dans le corps mais à travers le corps. Ce n’est pas dans les émotions mais à travers les émotions.

Mais la lourdeur, les tabous autour de la sexualité ont contribué à nier cette évidence. La sexualité est une dimension à part entière, au même titre que le mental, l’émotion et le corps.