QUAND UNE FEMME PARLE DE SEXUALITÉ A SON AMANT

Toutes les femmes ne sont pas les mêmes et tous les hommes n’ont plus. Ceci posé, il y a des points communs à beaucoup de femmes et idem entre les hommes. Au sujet de la sexualité sensible, il y a un sujet pour lequel j’ai entendu beaucoup de femmes se plaindre. Elles n’arrivent pas à parler efficacement de sexualité avec leur partenaire. Souvent, elles ne se sentent pas entendues, pas comprises dans leurs désirs et parfois même pas respectées dans leurs besoins physiologiques et psychologiques.

Elles s’épuisent à expliquer toujours la même chose, se découragent à changer de sexualité, se désespèrent de se sentir comblées d’une sexualité d’amour.

Cela fait longtemps que je voulais écrire sur le sujet pour donner une piste parce que j’ai eu beaucoup de demandes, voici enfin l’inspiration qui arrive. Oui, je ne suis pas fainéant mais je ne force pas l’écriture de ces posts. J’attends que l’inspiration, l’envie profonde arrivent.

J’aurais pu me forcer, être beaucoup plus productif et plus efficace mais je n’en ai pas le désir. Je ne veux pas me forcer parce que je veux vous montrer, incarner le fait qu’on n’est pas obligé de se forcer. Ni pour l’écriture des posts ni pour la sexualité. Cela a bien sûr des conséquences, des inconvénients. C’est le prix à payer pour des posts inspirés, authentiques, purs et bruts. C’est le prix à payer pour une sexualité légère et intime.

Cette digression posée, continuons sur le sujet de communication.

Plusieurs approches humanistes identifient 3 moteurs de l’être humain. Le mental, l’émotionnel et l’instinctif. Cela se décline aussi en tête, cœur et corps.

Alors qu’en est-il de la discussion sur la sexualité ? Quand une femme parle de sexualité, elle parle souvent de ses besoins émotionnels, de ses aspirations. Elle a besoin d’aimer et de se sentir aimée.

Voilà comment beaucoup d’hommes répondent quand leur partenaire leur parlent d’explorer une sexualité plus sensible : ils dénigrent la démarche, affirment que ça n’a pas d’intérêt sans même chercher à comprendre, parfois remettent en cause la légitimité de la démarche de leur amante. Ne jugeons pas le comportement de ces hommes, dont j’ai fait parti des années, et analysons froidement leur réponse.

Ces hommes réagissent par le déni, qui est une fuite psychologique, ou l’attaque. Qu’est-ce qui provoque la fuite ou l’attaque ? La peur.

C’est une réaction instinctive, une réaction du corps. Il y a aussi des peurs pour les femmes sur la sexualité mais pas du même ordre. Elles ont peur que ça ne se passe pas bien. Les hommes ont peur que cela n’arrive pas du tout.

La femme parle à partir de sont cœur, des fois même à partir de la tête. L’homme est au prise avec sa peur, dans le ventre, dans le corps. Il ne peut pas entendre, comprendre, intégrer. On ne raisonne pas quelqu’un qui a peur. Il a peur. Il faut employer des méthodes plus efficaces.

Si vous êtes une femme et que vous sentez que vous n’êtes pas comprise par votre partenaire, posez-vous la question pour savoir si ce n’est pas vous qui ne le comprenez pas. Que vous ne voyez pas sa peur. Peut-être qu’il vous a blessé par ses mots, par ses réactions mais peut-être qu’il est blessé à l’intérieur, dans son masculin. Cela n’excuse rien, et ne justifie rien. Nous ne sommes pas là pour juger mais pour comprendre pour pouvoir avancer.

Dans l’hypothèse où votre homme a peur, arrêtez d’aborder le sujet de la même façon. Parce que 1-ça ne donne pas de résultats, 2-vous allez vous épuiser. 3-cela renforce l’image de votre partenaire qu’il n’est pas à la hauteur, donc renforce sa peur.

Peut-être que le cas de votre homme est désespéré, c’est possible. Mais peut-être que c’est votre approche qui est inadaptée parce que vous pensiez qui fonctionnait comme vous, qu’il comprenait vos mots, vos arguments et vos explications. Et peut-être que ce n’est pas le cas. Alors, trouvez des façons de communiquer plus efficacement. Ce que je propose à mes participants vient de mes connaissances de la PNL, de la communication ericksonienne, du Process Comm et un peu de la CNV mais il y en a d’autres.

Pour terminer, voici le témoignage d’une participante à mon accompagnement :

____________________________

“ Lorsque j’ai commencé à lire les posts de Duy, je me suis dit : « Mais voilà, voilà ce que je veux ! ». Mais comment l’exprimer, comment l’expliquer ? Comment expliquer à un homme non sensibilisé au développement personnel, méditation, tantra… ce qui pour moi est aussi vital et simple que de respirer ou de marcher !

En m’inscrivant à ce séminaire, je ne savais pas trop ce que j’allais y trouver mais j’étais confiante….

Pour avoir lu ses posts, je savais, je sentais que cette expérience me conviendrait, allait être bénéfique pour moi.

Avant ce séminaire, dans ma sexualité, j’étais dans le « faire » et pas dans le « être ».

Être soi, c’est facile et pas facile. Les outils simples proposés et pratiqués dans ce séminaire m’ont vraiment permis de me retrouver, de faire la paix et de prendre du recul par rapport à mes expériences passées. J’ai pu définir mes besoins fondamentaux sans lesquels je ne pouvais pas vivre une sexualité épanouie.

J’ai pu mettre en pratique avec mon partenaire ce que j’étais en train de découvrir : se relier à soi, à mes besoins et avoir le courage de l’exprimer en prenant en compte son « être ». J’avance en confiance. En confiance avec lui, mais surtout en confiance avec moi-même.

La sexualité n’a de qualité que la qualité d’être moi, honnête et bienveillante avec mon partenaire. En lui ayant exprimé mes besoins, je le découvre et il m’étonne. Un homme n’ayant aucune connaissance, aucune approche de tantra \&co.”

_____________________________

Voilà, j’espère que certaines d’entre vous reprendront espoir pour vivre la sexualité qui vous a toujours inspirée avec votre partenaire.